Du destin des fuyantes
une introduction à <ma part du saccage>
Tout d’abord cette modeste collection de textes et d’images manifestait ouvertement l’intention, autant de comprendre que de contribuer à ce qu’ensemble nous appelons l’art de notre temps. Or la fougue qui nous habitait alors cachait à peine le trouble que suscitait en nous un malaise indéfinissable. Sans doute devons nous ce sentiment confus à l’étrange panorama d’armoires vidées et de tiroirs éventrés. Leur contenu à perte de vue gît pèle-mêle sur le relief d’un sol qui n’en revient toujours pas des fouilles successives qu’il a subi. Après les rabatteurs on le sait surgit le policier. Lequel ouvrant la voie au bourreau coupe les cheveux en quatre. Creusant et retournant les fruits de son saccage, l’éplucheur évite d’en laisser pour plus tard, puisqu’il dispose toujours des réponses à son inquisitoire. Rarement en effet la perquisition laisse son objet intact. Aussi plutôt que d’«interroger», de «questionner» à tort et à travers une notion déjà bien entamée par les incessantes «déconstructions» de nos contemporains les plus assidus sur le front de la «mise en questions», nous préférons les multiples rapprochement d’une connaissance par contact prolongé. Certes la langue de bois, cette pente fatale sur laquelle les automatismes ambiants voudraient nous entraîner, nous permettrait par la brutalité d’un interrogatoire musclé d’y voir plus clair, mais on peut se mettre à table sans pour autant devenir grossier.
À vrai dire, si l’art, malgré le soupçon dont il fait l’objet persiste à demeurer si vivant parmi nous, au fond peut-être célébrons-nous la vitalité d’une notion dont la plus grande vertu semble être de s’adapter à la géométrie verbale de toute demande. Si bien que son usage immodéré identifiera toute situation contemporaine qui convoquera un tant soit peu l’idée de création, si ridicule soit-elle. D’ailleurs, lorsqu’il s’agit de s’en réclamer, non seulement le mot convient à tout le monde, mais personne ne cherchera vraiment à savoir ce qu’entend son utilisateur. En dehors de l’intérêt qui pousse chacun à en abuser, rares sont ceux que surprend l’étendue des domaines qui se revendiquent de ce parrainage prestigieux.(...)
On peut lire la suite des XXII reprises dans le premier livre : DU DESTIN DES FUYANTES
| DU DESTIN DES FUYANTES | MA PART DU SACCAGE | HOCUS PORCUS | [,LEI'TAU] | EXERCICES DE GREVE | DIS MOI QUEL EST TON ENCLOS | CAMPOSANTO | MATIERE D'OMBRE | DENKMAL |
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TETANOS MEA |
TETANOS MEA |
TETANOS MEA livre 3 sabarios mea |
TETANOS MEA livre 4 genitrix mea |
Axis of evil Mein Baby(bel) Turm Human Bomb |
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SUDARIUM
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Certains ont été publiés, d'autres sont à exemplaire unique ; ces livres ne sont pas encore intégralement reproduits
Ma part du saccage n’est pas un essai, qu’il fût littéraire ou philosophique ; il n’en a ni la forme ni la structure. Pas plus qu’un roman, même si la narration y est toujours à l’œuvre. C’est un écrit qui construit un viaduc suspendu aux confins d’un vide chaotique, qui compose le plan perceptif sur lequel le travail artistique reste possible. Sans doute est-ce là un pari qu'il faut tenter avec force intelligence pratique, avec force mêtis, face au danger toujours présent de l'entreprise. C’est en ce sens qu’il ne participe pas de la profusion des écrits esthétiques, remugles éventés de la discipline dite « philosophie esthétique ». Il s'agit plus proprement d'un un cycle de 10 livres d'artiste qui ont recours aussi bien aux différents registres de l'écriture, qu'aux images de toutes natures. Comme le travail est toujours en cours, tous les livres ne sont pas encore reproduits...


Tous les livres appartenant à cet ensemble peuvent être commandés dans un emboîtage carton (comme sur l'image ci-dessus). Il faut toutefois compter sur un délai d'un mois.
Livres d'artiste :
en cours
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